Visa

Ce mot résonne comme une douce mélodie à mes oreilles.

Longtemps, j’ai connu les demandes de visa faciles.

Il y a quelques mois, j’ai connu les demandes récalcitrantes à n’y rien comprendre. La moindre erreur de frappe obligeait les malheureux concernés à réitérer la fastidieuse procédure à son début, une fois, deux fois, trois fois, au point que des réunions de crise et des crises de nerfs finissaient par s’imposer. L’heure devint grave et la fièvre monta. Il ne resta plus que la procédure d’urgence à engager et surtout, le calcul du jour précis afin de remettre le fichu dossier dans les délais imposés par l’ambassade. Rien ne pouvait garantir le succès de la manœuvre et il s’agissait de la dernière chance. Mais quelques jours avant le départ, nos malheureux reçurent le visa et purent se serrer dans les bras.

Aujourd’hui, telle est ma chance, je connais le visa qu’il faut aller chercher à l’ambassade du Japon, en effectuant un « simple » crochet sur le chemin de l’aéroport, tout en croisant les doigts afin qu’il soit prêt. Connaissez-vous situation plus tendue avant de prendre un vol censé déménager votre famille à plus de dix mille kilomètres de la France ? Même si avenue Hoche à Paris, fait chic, je l’accorde. Et admirer l’Arc de Triomphe avec ses filles avant un si long voyage, place indéniablement, et met la barre haute aux autres parents. Peut-être le coursier se jetant à vos pieds, hors d’haleine, tremblant d’avoir risqué sa vie sur son scooter, alors que vous faites des cent pas frénétiques devant le comptoir d’enregistrement qui ferme dans dix secondes.

Est-ce peut-être déjà cela le Japon ? La confiance absolue (et nouvelle) dans les rouages d’une administration réglée au cordeau. 

Je fus à bonne école dans mon dernier job (et j’en profite pour envoyer une pensée à « la team », ses fidèles supporters, mes collègues et toutes les personnes qui suivent déjà le blog) : cinq minutes avant l’heure, c’est toujours l’heure. Alors, trois ou quatre heures avant la fin de l’enregistrement, c’est large.

A l’instant où je publie, nous tenons nos visas dans les mains. Nous avons fait la queue devant l’ambassade en attendu l’ouverture des guichets de l’après-midi. Être parmi les premiers et certains, si cela était possible, d’arriver à l’heure à l’aéroport. Nous y voilà justement, à l’aéroport. Nous attendons cette fois dans un café l’ouverture du comptoir d’enregistrement, sirotons nos jus, envoyons quelques messages aux proches sans oser encore nous détendre tout à fait. Le départ se trouve désormais derrière nous. L’inconnu demeure, mais nous sommes trop épuisés pour y songer. Une chose cependant se révèle absolument certaine : le prochain article s’écrira au Japon. Ou ne sera pas.

Sayonara

PS : Le rythme de publication me surprend moi-même. Je le dois sans doute à mes nuits sans sommeil auxquelles ces premiers articles fourniront quelques explications.

 

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2 commentaires sur “Visa

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