« Bilan alarmant » (1)

Quand j’affirme que j’oublie l’actualité, exceptées les feuilles d’automne (1), il en existe une qui me titille un peu. Depuis trois semaines, le Japon est entré dans une troisième vague qui s’est confirmée au fil du temps. Les nombres de cas forment des pics sur les graphiques et la fin du mois de novembre s’annonce comme un record (2) :
– 8 novembre : 1 172 cas
– 15 novembre : 1 694 cas
– 22 novembre : 2 514 cas
– 29 novembre : 2 585 cas
Etrangement, toutes ces dates se révèlent des dimanches et j’ai beau me creuser les méninges, je serais bien incapable d’en donner la raison.

La deuxième vague date du mois d’août, quand les Tokyoïtes restèrent chez eux au lieu de partir en vacances et fêter Obon avec leur famille (3). Le 3 août, il devait se trouver une journée noire avec 1 998 cas. Un jour, des amies m’annoncèrent que oui, enfin, Tokyo avait abaissé son niveau d’alerte et qu’elles pouvaient s’autoriser à voyager en dehors de leur préfecture – ne serait-ce que se rendre à Yokohama, à vingt-cinq kilomètres de là. Sans la presse, je n’aurais plus su dire si cet assouplissement tombait en septembre ou en octobre (4). Je pensais sans doute trop à moi et à l’école un jour sur deux, sept mois avant que nos filles ne connaissent à nouveau un rythme
« normal ». Alors cela me faisait de belles jambes comme on dit.

La première vague quant à elle, se montre loin désormais et fait même un peu sourire. Les écoles avaient fermé le 02 mars. Le 11 avril, l’état d’urgence fut décrété dans notre préfecture, entraînant le confinement « volontaire » ou « responsable » selon les formules consacrées puisqu’aucune mesure n’a jamais revêtu un caractère obligatoire à coup d’amendes et autres moyens coercitifs.
Le gouvernement japonais piétinait sur des charbons ardents. Il se révéla la bonne décision. Des chiffres sans précédent s’abattirent sur le pays dès le lendemain : 743 cas furent enregistrés. Ils forment le maximum relevé à cette époque. Les écoles ne rouvraient pas, le télétravail devenait la règle, l’enfermement, les rues vides, les restaurants et bars rideaux tirés, quant aux enfants, on les avait oubliés.

  1. Voir l’article L’avenue des Ginkgo.
  2. Sources : Wikipédia. Voir ce lien.
  3. Voir l’article Avant après.
  4. Tokyo to ease voluntary measures on dining and travel as infections slow, The Japan Times, 10  septembre 2020.

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